Pour moi, mon amour, tu m’as tout donné, l’envie de vivre de toute la vie, tu as guéri une blessure pourtant bien profonde, tu as touché le fond de mon désespoir et avec toute la délicatesse et tu m’as redonné confiance en moi.
Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d’être libre et je te continue.
Je me suis séparé de toi
Mais l’amour me précédait encore
Et quand j’ai tendu les bras
La douleur est venue s’y faire plus amère
Tout le désert à boire
Pour me séparer de moi-même.
Le soleil s’incline en silence
Il me dit que tu manqueras
Je sais qu’à l’autre bout du monde
Il doit s’incliner devant toi
Allez je saute j’en peux plus
Et que les goélands m’emmènent
Où les poètes sont les dieux
Où les adieux sont les je t’aime
Voir un peu les villes d’en haut
Comment ça brille un peu la terre
Me dire que toi là où tu es
Tu es une de ces lumières
Aux processions du nouveau monde
Et de leurs yeux la pluie qui tombe
Je les regarde faire le deuil
Non moi ça ne m’émeut pas
Mon coeur est pris par d’autres crimes
Il est pris par l’amour de toi
Et si deux tours manquent à new york
Mon amour toi tu manques à moi
L’amour est juste à accepter, pas à comprendre.